OMC: La nigériane Ngozi Okonjo-Iweala coche-t-elle toutes les cases ?

Ngozy Okonjo-Iweala
Ngozy Okonjo-Iweala

Une certaine effervescence règne autour de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) depuis que son Directeur Général, le brésilien Roberto Azevedo a annoncé qu’il quittera ses fonctions à la fin du mois d’août, soit une année avant le terme de son mandat. Le choix de son remplaçant devrait être effectué dans les semaines qui viennent. En effet, les membres de l’organisation sont autorisés à présenter des candidatures pour un nouveau chef dans un délai d’un mois, à compter du 8 juin, et une liste consolidée de tous les candidats sera publiée aux membres après le 8 juillet. Plusieurs personnalités sont pressenties pour occuper cette fonction cruciale pour la régulation des échanges commerciaux dans le monde, et pour une des rares fois, le continent africain semble s’accorder sur une candidature unique, celle de l’économiste nigériane Ngozi Okonjo-Iweala. Mais coche-t-elle toutes les cases pour ce poste ?  

Le Nigeria, par une lettre de son président Muhammadu Buhari, a officiellement présenté la candidature de l’économiste Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Celle à qui l’on prête régulièrement des ambitions nationales semble avoir suscité un consensus quasi-immédiat dans les capitales africaines. Pour cause, Ngozy Okonjo-Iweala est autant une figure politique qu’une experte en finance internationale , cumulant plus d’une trentaine d’expérience dans les arcanes du pouvoir ou des institutions internationales. Elle a été deux fois ministre des Finances du Nigeria et a brièvement occupé le poste de ministre des Affaires étrangères de ce pays. Elle a fait une carrière de 25 ans à la Banque mondiale, notamment en tant que directrice générale des opérations. Actuellement présidente de plusieurs conseils d’administration, dont celui du GAVI Alliance, elle a récemment été nommée « Envoyée spéciale » de l’Union africaine (UA) pour mobiliser le soutien financier international pour la lutte contre COVID-19. Même si elle a profil idéal, celle qui se considère comme « une négociatrice compétente » et « une personne efficace pour parvenir à un consensus », aura tout de même besoin de tous ses talents et de son prestigieux carnet d’adresses pour faire l’unanimité autour de sa candidature.

A.C. Diallo