« Notre ambition est clairement internationale » Lynda Amadagana – Partner Cabinet A & P

Lynda Amadagana
Lynda Amadagana

Fondatrice du Cabinet Amadagana & Partners, Lynda Amadagana fait partie de cette génération d’africains, formée dans les grands cabinets internationaux et qui a décidé de miser sur le continent africain. Connectée, réactive et pleine de projets, Lynda Amadagana est à la tête du Cabinet d’avocats d’affaires de référence à Yaoundé dont la spécialité est le conseil aux investisseurs locaux et étrangers dans les secteurs de l’énergie, des mines et des infrastructures. Pour BUSINESS AFRICA, elle a accepté de nous présenter la vision et les ambitions de ce cabinet au positionnement singulier. Interview.

Pouvez-vous, tout d’abord, nous présenter brièvement votre parcours ?

Après un cursus juridique de droit international à l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense et après avoir été admise aux Barreaux de Paris et du Cameroun, j’ai intégré des cabinets internationaux tels que Reed Smith, Simmons & Simmons, Clifford Chance et enfin, Orrick Herrington & Sutcliffe.
J’ai également été pendant quelques années, directrice juridique de Cameroon Power Holdings, la filiale du fonds d’investissement Actis au Cameroun et actionnaire majoritaire de la société Eneo Cameroun.

Pourquoi avoir créé le Cabinet A&P et quel est son positionnement sur le marché du droit en Afrique ?

Nous avons observé une véritable demande du marché pour des expertises sectorielles, notamment dans la rédaction et la négociation de documentations de projets complexes.
Nous y avons répondu en créant un cabinet africain spécialisé dans les secteurs de l’énergie, des mines et des infrastructures, avec une ambition internationale assumée.
Nous allions les standards internationaux et une parfaite maîtrise des marchés locaux pour fournir un service de qualité et une véritable expertise sectorielle à nos clients.

Quels sont les principaux secteurs dans lesquels le cabinet apporte son conseil ?

Le cabinet intervient pour des clients dans le secteur de l’énergie, ce qui englobe des projets de production d’électricité, de gaz ou de pétrole, mais aussi des projets dans les énergies renouvelables telles que le solaire ou la biomasse.
Nous conseillons également dans le secteur des mines, notamment la négociation des conventions minières et les transactions relatives aux titres miniers.
Dans le secteur des infrastructures, nous sommes experts de la négociation des partenariats public-privé et des financements de projet.
Nous intervenons dans tous ces secteurs pour des problématiques de droit des sociétés, droit fiscal, droit social et contentieux général des affaires.

De quels types de profils votre équipe est-elle constituée ?

A l’ouverture du cabinet, nous étions deux associés et nous comptons aujourd’hui à quatre associés et une vingtaine de collaborateurs répartis sur nos trois bureaux de Yaounde, Paris & Kinshasa.
Nos collaborateurs ont des expériences internationales et sont, soit juristes d’affaires, soit avocats affiliés a plusieurs barreaux.

On sait que dans votre métier la concurrence est assez rude, quels sont les principaux clients et prospects du Cabinet ?

Nous sommes un cabinet d’avocats d’affaires qui conseille et assiste une clientèle internationale et locale composée d’investisseurs étrangers, de fonds d’investissements, de banques, de sociétés nationales privées et publiques, de start-ups dans les secteurs de l’énergie, des mines et des infrastructures et du sport.
Nous avons dans le cadre des expériences précédentes mais aussi depuis l’ouverture de notre Cabinet, accompagné des sponsors et développeurs dans le cadre de leurs projets dans le secteur de l’énergie, conseillé des groupes miniers dans leur implantation, et assisté des investisseurs dans leurs projets d’infrastructures. Nous représentons également des clients en droit du sport. Nous ne pouvons pas révéler les détails de nos dossiers en cours car nous sommes tenus par le secret professionnel dans le cadre des transactions non-officielles.

Votre cabinet est assez jeune, mais vous avez à titre personnel, une expérience éprouvée dans le métier. Quelles sont vos ambitions pour les 10 prochaines années ?

Notre ambition est clairement internationale. Nous souhaitons bâtir une firme forte avec plusieurs bureaux secondaires capables de fournir un service complet à ses clients dans plusieurs juridictions.
Nous souhaitons également contribuer à la structuration juridique de projets stratégiques pour les pays africains et contribuer par ce biais à l’essor économique du continent africain. Nous voulons également avoir un impact dans les pays dans lesquels nous sommes implantés, et ambitionnons de continuer à nous impliquer dans des initiatives sociales à destination des jeunes, des femmes et des enfants.

Quels seraient vos conseils aux femmes qui souhaitent comme vous, créer un cabinet ou même une entreprise ?

Mon conseil serait de bien cerner les besoins des clients sur le marché ou le secteur sur lequel on souhaite intervenir et s’assurer de proposer une solution à ce besoin, en oubliant le fait qu’on soit une femme, qu’on soit jeune etc…Ces considérations sont bien souvent des barrières que l’on s’impose à soi-même !
Le plus important est de bâtir son profil sur des expertises véritables et ne pas avoir peur de faire les choses différemment des concurrents déjà établis sur le marché.
L’expertise est toujours reconnue !
Ensuite, il faut s’entourer de personnes qui partagent votre vision et votre éthique pour bâtir une entreprise solide sur le long terme.
Enfin, il faut mettre le client au centre de ses préoccupations, un client satisfait est votre meilleur outil marketing !
Interview réalisée par A.C. DIALLO

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