Nathalie DIOUF – Directrice Générale YAAS Hôtel – Dakar Almadies

Nathalie Diouf
Nathalie Diouf

Situé aux Almadies, quartier huppé de la banlieue dakaroise, le YAAS Hôtel étonne par l’originalité de son architecture extérieure, de construction modulaire (préfabriquée), mais aussi par le style chaleureux et très épuré de sa déco intérieure, accompagné de ce côté high-tech dans tout l’établissement. Appartenant au groupe Hôtelier Mangalis, Division Hôtelière de la Holding africaine Teyliom Group, présidée par l’homme d’affaires Yerim Sow, le YAAS Hôtel préfigure la nouvelle offre hôtelière africaine, du segment des 3 étoiles à dominante Lifestyle, avec tout le confort et à la pointe de la technologie, il est d’ailleurs le premier hôtel du genre au Sénégal à déployer la solution Plug & Play. Le Magazine BUSINESS AFRICA a rencontré sa Directrice Générale, Nathalie DIOUF. PARCOURS.

Issue d’une famille de gestionnaire d’hôtel (son père a dirigé plusieurs hôtels du groupe Meridien en Afrique de l’Ouest et Centrale dans les années 70 et 80) Nathalie DIOUF, 36 ans, n’est pourtant pas une novice dans le secteur. Après une formation dans la prestigieuse Ecole hôtelière de Lausanne en Suisse, et quelques stages en Europe, dans les groupes Raffles, Ramada et Marriott, elle retourne à Dakar pour occuper un poste de responsabilité au Méridien Président Hôtel (alors en pleine rénovation), juste après rénovation. Cette expérience lui fera prendre pied dan le secteur en Afrique. Au sein du Groupe Starwood Hotels & Resorts, (Méridien), elle gravira rapidement les échelons jusqu’à se voir confier les responsabilités (au sein) de la direction Six Sigma et Innovation Opérationnelle et commerciale Afrique de l’Ouest. Avec le départ du Groupe Starwood, Méridien du Sénégal, elle décide de s’offrir quelques années sabbatiques pour prendre du recul et…fonder une famille.

Un challenge trop tentant

Une nouvelle opportunité ne tarda pas à se présenter, la proposition lui est faite par le Groupe Mangalis de diriger le YAAS hôtel, qui n’existait alors que sur plan. Elle devait donc superviser la fin de la construction de l’établissement avant d’en assurer la gestion quotidienne.
Le challenge est trop tentant pour le refuser même si consacrer moins de temps à ses enfants, (encore en bas âge) était pour elle, un vrai déchirement. Habituée au travail intense, elle prend le pari. « Quand on est une femme et de surcroit jeune, avec la charge de diriger un hôtel en Afrique, on se doit de montrer l’exemple par sa compétence et sa rigueur » déclare Nathalie, tout en concédant que quelques fois il faut savoir hausser le ton.

Un talent de Manager d’équipe

La recette semble avoir bien marché. « Aujourd’hui, je fais davantage confiance à quelqu’un qui montre son potentiel, qui sait naturellement être ouvert avec les clients et qui a l’esprit d’équipe » admet-elle. Il est vrai que le visiteur est d’abord frappé par la disponibilité du personnel et l’esprit de famille qui règne dans l’hôtel. “Nous investissons énormément sur la formation du personnel, considérant que la réussite passe par le capital humain avant même d’avoir un bel hôtel”.

Le souci du détail en permanence

Lorsqu’on lui demande si la concurrence dans le secteur ne la préoccupe pas, Nathalie Diouf se dit sereine et estime que l’offre de lits est encore au deçà des besoins, et l’offre du Yaas sait répondre aux besoins spécifiques d’une clientèle internationale aguerrie, Dakar devenant depuis ces dernières an- nées l’une des capitales prisées pour la tenue de conférences et d’évènements à dimension internationale. Il est vrai que dans ce domaine la capitale sénégalaise ne manque pas d’atouts. Mais les attentes des touristes, qu’ils séjournent pour affaires ou pour plaisir, ont de nos jours, considérablement évolué, ils ont un niveau d’exigence élevé et attendent non seulement un bon service, mais aussi une propreté irréprochable. Des attentes auxquelles la directrice s’attèle chaque jour à trouver les réponses appropriées : « nous veillons à offrir à nos clients, qu’ils viennent pour affaires ou pour le plaisir, un séjour sans stress, dans un environ- nement où ils se sentent comme à la maison, tout en restant connecté ». Cela ne va pas, soutient Nathalie Diouf, sans un certain souci du dé- tail, une grande disponibilité et beaucoup de rigueur. Le travail demande aussi de la créativité et une facilité à communiquer, dans ce secteur en constante évolution.

Former la relève

Quant à ses perspectives professionnelles, Nathalie Diouf se veut pragmatique, elle n’envisage pas de finir sa carrière dans l’exercice d’une fonction, certes intéressante, mais qui demande un investissement personnel très important. « Je pense que j’évoluerai toujours dans le secteur hôtelier et touristique, mais à un niveau de management qui me lais- serait un peu plus de temps libre ». Un temps libre qu’elle consacrera certainement à la formation des jeunes en hôtellerie, cet autre fil à son arc.

A.S.T