Mark BRISTOW, CEO de Randgold Resources met en garde le gouvernement de RDC contre l’adoption d’un nouveau code minier

Mark Bristow
Mark Bristow

De Cape Town où il participait au Salon Mining Indaba, le Président Directeur Général de Randgold Resources Mark Bristow, a déclaré que depuis la sortie du projet de révision du Code en 2014, l’industrie minière avait fait des présentations détaillées et répétées à l’endroit du ministère congolais en charge des mines, sur ce qu’elle considérait comme de très graves lacunes contenues dans ses dispositions.

Le Président Directeur Général de Randgold Resources, n’a fait dans la langue de bois pour fustiger le projet de réforme du code minier, envisagé par les autorités gouvernementales de la RDC. «Il est très décevant de constater qu’aucune de nos propositions et de nos commentaires reflétés dans la législation, qui est en fait plus draconienne dans sa forme finale que les projets précédents, notamment ses tentatives d’abroger la clause de stabilité de 10 ans contenue dans le code de 2002. Cette dernière a constitué la base sur laquelle Randgold et d’autres sociétés minières ont investi en RDC ” at-il déclaré, ajoutant que lorsque Randgold et AngloGold Ashanti ont acheté le projet qui est devenu la mine de Kibali, ils avaient demandé et obtenu une déclaration écrite officielle du gouvernement de la RDC, consacrant leurs droits en vertu du code de 2002 et confirmant que la loi sera respectée non seulement pour Kibali, mais aussi pour tout renouvellement de permis.

Pour le CEO de Randgold, s’il était adopté, ce nouveau code minier remettrait en cause l’ensemble de ces engagements et pourraient porté un coup dur aux perspectives minières du pays. Gardant toutefois un espoir dans le retrait de ce projet, Mark Bristow a émis le souhait de voir le gouvernement appréhender les graves conséquences que ce code inconsidéré aura sur sa capacité, en tant que pays, à attirer des investissements internationaux et à réinvestir en RDC, et par conséquent à renvoyer le code au ministère des mines pour la suite des consultations.

Si cela ne réussissait pas il n’exclut rien, y compris à recourir aux autorités compétentes pour un règlement par voie d’arbitrage international.

A.S.T