Les ambitions africaines de l’investisseur Xavier NIEL

Xavier Niel
Xavier Niel

Classé parmi les plus grosses fortunes françaises, Xavier NIEL, fondateur de Free, de Ecole 42 et de Station F, est un entrepreneur aussi discret qu’hyperactif. Omniprésent dans le microcosme du Numérique, ce quinquagénaire aux multiples casquettes, ambitionne également d’être un acteur majeur dans les Télécoms en Afrique.

La trajectoire de l’investisseur français Xavier NIEL devait forcément croiser le continent africain. L’un se tourne de plus en plus vers des activités à forte valeur ajoutée et l’autre à des potentiels de croissance à long terme sans commune mesure. De plus, le secteur des télécommunications montre clairement que l’Afrique constitue un marché important, avec une demande qui ne fera qu’augmenter dans les années à venir.

Avec un potentiel de croissance de plus de 5 % en moyenne chaque année, le continent africain devrait continuer d’attirer toujours plus de capitaux et son émergence pourrait bien être, au delà du slogan, la « bonne nouvelle » du siècle. L’entrepreneur et investisseur français Xavier NIEL l’a bien compris.

Lui qui, parti de presque rien, a réussi à bâtir un des plus emblématiques groupes de Télécoms.

Aujourd’hui, investisseur notamment dans les start-ups, mais aussi dans plusieurs médias à travers le monde, Xavier NIEL veut donner la chance à des jeunes entrepreneurs d’origine modeste de lancer leurs affaires.

Déjà actionnaire dans Afrimarket, une plateforme de vente en ligne, l’homme d’affaires est également, via Monaco Télécom, actionnaire dans plusieurs opérateurs de Télécoms en Afrique.

L’achat avorté de Tigo au Sénégal n’a pas entamé son appétit pour le continent qui recèle bien d’autres pépites. Xavier Niel sait également que pour rafler la mise, c’est précisément maintenant qu’il faut investir.

En effet, tout porte à croire que dans le secteur des Télécoms, les opportunités d’investissements en Afrique, vont fortement augmenter dans les prochaines années.

Si toutes les régions montrent un fort intérêt à investir dans ce secteur en Afrique, les investisseurs les plus intéressés restent toujours ceux issus des BRICs (Brésil, Russie, Inde et Chine), les investisseurs Européens se montrant encore hésitants.

Pourtant l’Afrique subsaharienne s’affirme, malgré les risques d’insécurité ici et là, comme la région la plus attractive, en particulier le Ghana, le Nigeria et la Tanzanie qui forment le top 3 des pays plébiscités par les investisseurs, loin devant les pays d’Afrique francophone tirés par la Côte d’Ivoire.

Au-delà des destinations traditionnelles pour les investisseurs que sont les pays disposant de ressources naturelles ou de grands projets d’infrastructures, on constate un intérêt grandissant pour des pays qui bénéficient d’un marché intérieur fort et disposant d’une classe moyenne et forte progression. T.J